RUE DE L'ÉTANG SAINT VIGILE  

Les documents du commencement du XVIe siècle appellent cette rue Quincampoix ou des Trois-Maries. Le dernier nom était bien exact car il rappelait la chapelle située au coin de la rue, dans l’emplacement de la chapelle actuelle du collège. Quant à l’autre, la ville de Paris nous en a sans doute gratifié.

C’était aussi « la rue de la tour Saint-Germain. » En 1440, il y avait sur cette tour un moulin à vent (Compte de l’Hôtel-Dieu, de 1440). Bertrand Cassinel, chanoine, frère de l’évêque de ce nom, y avait un jardin au XIVe siècle, et les dépendances de la maison de Jean Regnier s’étendaient de ce côté. Lorsque les Pères Jésuites et le Séminaire s’établirent, ils achetèrent successivement les maisons qui bordaient tout le côté nord-ouest de cette rue et les démolirent pour former leurs établissements.

On voulait, au début du XIXe siècle, mettre en communication la place Saint-Etienne avec la rue Quincampoix en perçant les jardins qui les séparent, mais ce projet si convenable n’a reçu qu’un commencement d’exécution dans l’ouverture du passage qui conduit de la place de la préfecture à la rue du 4 septembre (M. Leblanc, dans sa belle carte de la ville en 1829 a tracé cette rue comme si elle eut été exécutée. Elle le fut plus tard - c'est la partie en jaune). On a trouvé sur ce point, dans l’intérieur du mur romain, divers objets antiques et du blé.

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